Ouverture des Carnassiers 2026 : Le guide complet par département

Dans toute la France, l’ouverture des carnassiers est un moment attendu où les boîtes de leurres ressortent des placards, les float-tubes se regonflent et les réveils sonnent un peu plus tôt que d’habitude. En 2026, le calendrier national s’articule autour de quelques dates phares, puis se décline finement département par département. Entre brochets post-fraie, sandres méfiants sur les cassures et perches en bancs serrés, chaque région offre un visage différent et impose une lecture attentive de la réglementation locale. Les arrêtés préfectoraux, les décisions des fédérations et des AAPPMA dessinent une mosaïque de règles qu’il faut maîtriser pour profiter pleinement de cette période sans risquer la moindre infraction.

De nombreux pêcheurs comme Pierre, installé à la frontière entre deux départements, préparent désormais leur ouverture comme un véritable petit projet : repérage des secteurs, comparaison des dates d’ouverture sur les lacs voisins, vérification des tailles minimales et des quotas. Dans ce contexte, disposer d’un guide structuré, clair et pratique, permet de gagner un temps précieux. L’enjeu n’est pas seulement de savoir quand l’ouverture des carnassiers a lieu, mais aussi de comprendre pourquoi certaines zones restent fermées, quelles techniques sont autorisées dès le premier jour, et comment adapter son matériel aux conditions de printemps. L’ouverture n’est plus juste un rendez-vous sur le calendrier, c’est un équilibre entre plaisir de la prise et respect des milieux aquatiques.

Ouverture carnassiers 2026 : cadre national, espèces concernées et grands principes

Avant d’entrer dans le détail département par département, il est indispensable de bien cerner le cadre général qui structure la saison carnassiers en 2026. La France métropolitaine distingue toujours deux grandes catégories d’eaux. Les eaux de 1re catégorie, dominées par les salmonidés comme la truite fario, suivent un calendrier marqué par une ouverture autour du deuxième samedi de mars, par exemple le 14 mars 2026. Les eaux de 2e catégorie, plus vastes et souvent plus calmes, accueillent l’essentiel des carnassiers (brochet, sandre, black-bass, perche), avec une ouverture orientée vers la fin du printemps.

Pour les carnassiers, la date clef est celle du samedi 25 avril 2026, dernier samedi d’avril. Elle marque l’ouverture nationale de la pêche du brochet en seconde catégorie et, par ricochet, la reprise générale de la pêche aux leurres dans la majorité des cours d’eau et plans d’eau. Le sandre et le black-bass sont, dans la plupart des cas, alignés sur cette date, tandis que la perche reste souvent pêchable toute l’année en 2e catégorie, sous réserve des restrictions locales. Cette structure nationale est ensuite ajustée par les préfets, en concertation avec les fédérations de pêche, ce qui entraîne des nuances d’un département à l’autre.

Plusieurs espèces emblématiques sont au cœur de cette ouverture. Le brochet, grand prédateur des eaux douces, joue un rôle écologique central en régulant les populations de poissons blancs. Son calendrier de pêche est donc encadré avec soin. Il existe parfois des dérogations locales, notamment dans certains plans d’eau ou canaux, mais la règle reste une fermeture hivernale et une réouverture au printemps. Pour aller plus loin sur la biologie et le comportement de cette espèce, des ressources dédiées comme ce dossier sur le brochet en eaux douces apportent un éclairage utile à croiser avec la réglementation.

Le sandre, chasseur du fond, fait l’objet d’une attention particulière. Sa reproduction a lieu au printemps, sur des nids qu’il défend agressivement. Les dates d’ouverture sont donc pensées pour que la majorité des reproductions soient achevées, ce qui explique le maintien d’une ouverture autour de la fin avril en deuxième catégorie. La perche, plus tolérante, est souvent moins strictement encadrée sur le plan des dates, mais certaines fédérations choisissent tout de même de renforcer la protection sur des plans d’eau très fréquentés, via des tailles minimales ou des quotas spécifiques.

Le plan national pour la biodiversité continue d’influencer la réglementation 2026. Les zones de protection intégrale se multiplient sur certains tronçons de rivières de 1re catégorie ou dans des secteurs de frayères identifiés. Dans ces secteurs, la pêche est interdite en permanence, ce qui peut surprendre un pêcheur de passage qui ne consulte pas les cartes officielles. En parallèle, plusieurs tailles minimales de capture ont été relevées. Le brochet, par exemple, doit mesurer au moins 55 à 60 cm selon les départements pour être conservé, tandis que le sandre se situe fréquemment autour de 50 à 60 cm. Le non-respect de ces tailles expose à des amendes pouvant atteindre 450 €.

Un autre principe structurant concerne les horaires et le nombre de lignes. La règle générale reste une autorisation de pêche de 30 minutes avant le lever du soleil à 30 minutes après le coucher, avec une seule canne en 1re catégorie et jusqu’à quatre en 2e catégorie. Là encore, les arrêtés locaux peuvent ajouter des limitations, par exemple sur certains lacs en réserve partielle. Les pêcheurs comme Pierre ont pris l’habitude de vérifier ces données en même temps que la météo, puisque le vent, la température de l’eau et la luminosité influencent fortement l’activité des carnassiers. Des outils spécialisés comme les prévisions disponibles sur un service météo orienté pêche aident à planifier les sorties du week-end d’ouverture.

Ce cadre national, à la fois protecteur et relativement stable d’une année sur l’autre, sert de colonne vertébrale au calendrier 2026. Il reste cependant insuffisant pour organiser concrètement son ouverture : sans la lecture attentive des particularités départementales, le risque de pêcher trop tôt sur un plan d’eau à ouverture différée ou d’ignorer une zone de réserve reste bien réel. C’est cette dimension locale que la suite de ce guide propose de passer au crible.

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Calendrier par catégories d’eaux et différences départementales majeures

La clé pour comprendre l’ouverture des carnassiers par département est de partir des deux grandes catégories d’eaux puis de regarder comment chaque fédération adapte ces règles. En 1re catégorie, les carnassiers sont rarement la cible principale, mais ils peuvent y être présents. L’ouverture de la truite autour du 14 mars entraîne parfois une ouverture simultanée des autres espèces, mais avec des interdictions strictes sur les leurres susceptibles de capturer un brochet pendant sa période de reproduction.

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En 2e catégorie, le cœur du sujet se situe autour de la date nationale du 25 avril. De nombreux départements l’appliquent tel quel pour l’ensemble des cours d’eau de 2e catégorie. D’autres introduisent des subtilités, par exemple une ouverture différée sur certains grands lacs de barrage où la reproduction du brochet est plus tardive, ou une ouverture anticipée sur des canaux où la reproduction est moins sensible ou mieux connue. Pierre, qui pêche sur un grand lac de retenue en région de moyenne montagne, a ainsi constaté que l’ouverture carnassiers y était repoussée de deux semaines par rapport aux rivières voisines, afin de laisser les brochets terminer leur fraie sur les zones d’herbiers peu profonds.

Pour s’y retrouver, beaucoup de pêcheurs raisonnent par grandes régions. Les départements du nord et du nord-est peuvent par exemple prévoir des ouvertures spécifiques en raison des températures plus basses et de la durée plus longue de la reproduction des carnassiers. Dans certains cas, la pêche du brochet peut être autorisée très tôt dans l’année sur des secteurs bien identifiés, comme cela a déjà été le cas entre 1er février et 31 mars dans certains départements de cette zone, tandis que d’autres tronçons restent fermés. À l’inverse, les départements méridionaux privilégient volontiers des ouvertures plus tardives pour coller à un cycle de reproduction avancé par la douceur du climat.

Les différences ne concernent pas uniquement les dates. Un même département peut distinguer clairement :

  • Les cours d’eau de 2e catégorie classiques (rivières et canaux).
  • Les plans d’eau gérés par la fédération, soumis à des réglementations homogènes.
  • Les plans d’eau privés ou communaux délégués à une AAPPMA, avec des ouvertures particulières.
  • Les réserves temporaires ou permanentes autour des frayères.

Dans un même département, un étang fédéral peut par exemple ouvrir aux carnassiers une semaine après la date nationale, alors qu’une rivière attenante ouvre à la date du 25 avril. Cette subtile différence est souvent matérialisée sur les cartes officielles par des couleurs ou des trames différentes, d’où l’importance de consulter le livret annuel ou la carte interactive mise à disposition par la fédération départementale.

Une autre distinction fréquente concerne la pêche de nuit de la carpe. Si elle ne relève pas directement de l’ouverture carnassiers, elle influe sur la fréquentation des plans d’eau au moment de la réouverture du brochet ou du sandre. Certains départements autorisent la pêche de nuit sur des secteurs précis, mais imposent un no-kill strict sur les carnassiers capturés accidentellement pendant cette période. Dans les faits, cela signifie que Pierre, installé sur un poste à carpes, doit remettre à l’eau immédiatement un brochet capturé au montage bouillette avant même l’ouverture officielle.

Pour visualiser ces écarts, un simple tableau de synthèse par grands types de milieux est souvent plus parlant qu’un long discours :

Type de milieu Ouverture carnassiers (repère national) Exemples d’ajustements départementaux
Rivières 2e catégorie Samedi 25 avril 2026 Quelques jours de décalage possibles, restrictions sur les leurres en période sensible
Grands lacs de barrage 25 avril comme base Ouverture décalée de 1 à 3 semaines selon la fraie du brochet
Étangs fédéraux Alignés sur la 2e catégorie Ouverture anticipée ou retardée, secteurs no-kill carnassiers
Canaux navigables 25 avril Zones de réserve autour des écluses ou des ports, horaires spécifiques

Pour les pêcheurs qui sillonnent plusieurs départements au fil de la saison, comme ceux qui possèdent une carte interfédérale, cette diversité impose une vraie rigueur. Beaucoup préparent désormais un petit carnet numérique ou papier où ils notent, pour chaque destination, la date d’ouverture, les tailles minimales et les quotas. L’objectif est simple : ne pas confondre le règlement du week-end précédent avec celui du plan d’eau visité la semaine suivante. Cette gymnastique réglementaire est le prix à payer pour une gestion fine des populations de carnassiers selon les réalités locales.

Dates d’ouverture des carnassiers et particularités par département : méthode et repères

Proposer un calendrier exhaustif département par département impose de s’appuyer sur une méthode claire, car chaque préfecture publie un arrêté annuel détaillé. En pratique, la plupart des fédérations de pêche adoptent un schéma lisible qui permet, à partir de la date nationale du 25 avril pour la 2e catégorie, de décliner les spécificités par bassin versant, par plan d’eau et parfois par tronçon de rivière. Les documents officiels regroupent souvent ces informations sous forme de tableaux, mais ils peuvent être intimidants pour un pêcheur débutant.

Une approche efficace consiste à raisonner selon trois questions simples, que Pierre utilise systématiquement lorsqu’il prépare une nouvelle sortie dans un département qu’il connaît mal :

  • Où vais-je pêcher exactement ? (rivière, canal, plan d’eau fédéral, lac privé ouvert à la pêche).
  • Quelle est la catégorie de ce milieu ? (1re ou 2e catégorie).
  • Y a-t-il une mention spécifique dans l’arrêté pour ce secteur ? (réserve temporaire, no-kill, ouverture différée).

Une fois ces trois points éclaircis, il devient beaucoup plus simple d’appliquer les dates d’ouverture, les tailles minimales et les quotas. Ainsi, dans un département fortement tourné vers la truite en montagne, certaines rivières de piémont classées en 2e catégorie peuvent accueillir des populations de carnassiers, mais la fédération choisira tout de même de caler l’ouverture des leurres sur la date nationale du 25 avril pour éviter une pression trop forte sur le brochet en période de reproduction.

Les plan d’eau urbains ou périurbains constituent un autre cas fréquent. Ils sont parfois ouverts toute l’année pour la pêche au coup ou la carpe, mais la réglementation carnassiers s’y applique strictement à partir de la date d’ouverture, avec des dérogations possibles comme un secteur no-kill complet ou une interdiction temporaire de la pêche aux appâts vifs. L’idée est de concilier accessibilité au plus grand nombre et protection des stocks. Il n’est pas rare, par exemple, que la conservation des brochets y soit totalement interdite, même en respectant la taille légale.

Les départements avec de grands réseaux de canaux navigables ou de rivières canalisées présentent des schémas encore différents. Les dates d’ouverture y suivent généralement la seconde catégorie classique, mais des zones de réserve autour des écluses ou des ports peuvent imposer des fermetures permanentes ou des périodes d’interdiction. Pierre, qui aime bien traquer le sandre au leurre souple dans les biefs calmes, doit donc vérifier si son poste favori ne se trouve pas à quelques centaines de mètres d’un port de plaisance classé en zone de réserve partielle.

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Pour ne pas se perdre dans cette diversité, certains outils numériques sont devenus de précieux alliés. Les fédérations départementales proposent souvent des cartes interactives, parfois accessibles depuis l’application liée à la carte de pêche. Des sites spécialisés consacrés à la carte de pêche en eau douce détaillent également les grands principes et renvoient vers les sources officielles. La bonne pratique consiste à croiser ces informations la veille de l’ouverture, plutôt que de se contenter d’un souvenir approximatif d’une saison passée.

En parallèle des dates, il faut garder en tête que de nombreux départements ont relevé ces dernières années les tailles minimales de capture pour suivre les recommandations scientifiques. Les tailles couramment rencontrées ressemblent à ceci :

  • Brochet : 55 à 60 cm minimum, quota journalier de 1 ou 2 individus selon les fédérations.
  • Sandre : 50 à 60 cm minimum, quota souvent limité à 1 poisson par jour.
  • Black-bass : taille variable (30 à 40 cm), avec de nombreux secteurs en no-kill intégral.
  • Perche : taille rarement fixée, mais limitations ponctuelles sur les grands spécimens.

Ces chiffres ne sont pas gravés dans le marbre, mais constituent des repères qu’on retrouve dans une majorité de départements. Un pêcheur qui change souvent de région doit considérer la taille la plus restrictive comme référence par prudence, en attendant de vérifier l’arrêté local. Cette discipline évite toute mauvaise surprise lors d’un contrôle, mais surtout elle participe à la préservation des géniteurs, essentiels au renouvellement des populations.

Cette façon structurée de lire les dates et règles par département transforme l’ouverture en une démarche réfléchie. Plutôt que de courir le risque de “tenter sa chance” sur un secteur mal connu, le pêcheur gagne à s’approprier la logique de gestion locale, ce qui le rend plus autonome et attentif. C’est cette posture qui permettra, à long terme, de continuer à profiter d’ouvertures riches en émotions sans fragiliser les populations de carnassiers.

Réglementation carnassiers 2026 : tailles, quotas, techniques et démarches administratives

Au-delà des dates, la réglementation carnassiers en 2026 repose sur un ensemble cohérent de règles portant sur les tailles minimales, les quotas journaliers, les techniques autorisées et les démarches administratives. Ce sont ces paramètres qui conditionnent concrètement la façon de pêcher dès l’ouverture. Pour Pierre, qui connaît bien ses postes mais change régulièrement de technique, c’est souvent ce volet-là qui demande le plus d’attention.

Les tailles minimales de capture constituent la première barrière de protection. Elles sont conçues pour laisser le temps aux poissons de se reproduire au moins une fois avant d’éventuellement finir au panier. Pour le brochet, le seuil de 55 à 60 cm est devenu courant, là où certains départements se contentaient encore il y a quelques années de 50 cm. Le sandre se voit souvent fixé à 50 ou 60 cm, tandis que la truite en 1re catégorie tourne autour de 22 à 23 cm en moyenne. Le non-respect de ces tailles, même de quelques millimètres, est sanctionné comme une infraction, au même titre que le dépassement du quota.

Les quotas journaliers sont la deuxième composante essentielle. Ils s’établissent fréquemment à :

  • 1 sandre par jour et par pêcheur.
  • 1 à 2 brochets par jour selon les départements.
  • Un total de salmonidés (truite, omble, etc.) en 1re catégorie souvent limité à 6 poissons par jour.

L’objectif est de limiter la pression de prélèvement sur les populations, notamment lors des premiers jours d’ouverture où l’enthousiasme et la fréquentation sont à leur maximum. Dans certains plans d’eau, la fédération choisit même le no-kill obligatoire sur toutes les espèces de carnassiers pour préserver un capital halieutique exceptionnel, surtout là où des gros spécimens ont été introduits ou se sont développés naturellement.

Les techniques autorisées et interdites complètent ce dispositif. Sur de nombreux secteurs, la pêche aux leurres et aux appâts artificiels est strictement encadrée pendant la période de fermeture du brochet, afin d’éviter les captures involontaires de brochets en reproduction. À l’ouverture, les techniques suivantes sont en général admises, avec parfois quelques limitations :

  • Leurre souple et poisson nageur pour le brochet et le sandre.
  • Cuillère tournante pour la perche et les petits carnassiers.
  • Mort-manié et poisson mort posé sur le fond.
  • Appâts vifs, mais parfois interdits ou limités sur certains plans d’eau pour des raisons sanitaires ou éthiques.

Les interdictions ciblent généralement la pêche à la traîne sur certains lacs, l’usage de plusieurs vifs en dérive, ou encore la pêche aux leurres dans des zones sensibles. Pour un pêcheur qui découvre la traque du brochet, il peut être utile de s’appuyer sur des ressources pédagogiques, par exemple un guide axé sur les premiers pas à la cuiller pour le brochet, pour choisir ses montages et ses leurres tout en restant dans le cadre légal.

Côté démarches administratives, la règle est simple : toute personne de plus de 12 ans doit détenir une carte de pêche en cours de validité pour pêcher en eau douce. Plusieurs formules existent :

  • Carte annuelle départementale ou interfédérale, valable du 1er janvier au 31 décembre.
  • Carte hebdomadaire ou journalière pour les séjours courts.
  • Formules spécifiques pour les femmes, les mineurs ou les jeunes enfants.

La carte peut être achetée en ligne ou auprès des dépositaires habituels (bureaux de tabac, magasins de pêche, offices de tourisme, AAPPMA). Elle donne accès aux parcours gérés par la fédération et les associations réciprocitaires. Depuis l’arrivée des cartes dématérialisées, un simple QR code présenté sur smartphone suffit lors des contrôles. Ce système facilite aussi l’accès à des fonctionnalités comme les cartes interactives des parcours ou un carnet de prises numérique.

Les sanctions en cas de non-respect de la réglementation sont réelles. Elles vont de l’amende forfaitaire pour absence de carte (135 €) à des montants plus élevés pour la capture de poissons en-dessous de la taille légale ou en période de fermeture, pouvant atteindre 450 €, avec éventuellement confiscation du matériel en cas de récidive. Au-delà de l’aspect répressif, cette réglementation rappelle surtout que chaque pêcheur a une responsabilité directe dans la santé des populations de carnassiers.

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Enfin, la réglementation 2026 s’inscrit dans une tendance de fond : encourager la remise à l’eau raisonnée, le prélèvement limité à quelques poissons de taille intermédiaire, et la protection des grands géniteurs. Pierre, qui gardait autrefois systématiquement ses prises, a progressivement adopté cette approche. Il conserve occasionnellement un sandre ou un brochet dans la fourchette autorisée, mais choisit de relâcher les poissons exceptionnels, conscient qu’ils sont le moteur de la reproduction. Cette évolution des mentalités est sans doute la meilleure garantie de pouvoir encore parler d’ouvertures spectaculaires dans les années à venir.

Conseils pratiques pour réussir l’ouverture des carnassiers par département

Une fois le cadre légal maîtrisé, l’autre versant de l’ouverture des carnassiers concerne la préparation pratique : choisir ses postes en fonction de la saison, adapter ses techniques aux spécificités locales, et tenir compte de la météo et des conditions hydrologiques. Pierre, qui pêche principalement en lac de plaine et en canal, commence sa préparation plusieurs semaines avant la date du 25 avril, pour transformer le jour J en véritable rendez-vous maîtrisé plutôt qu’en loto.

La première étape est le repérage. Selon le type de milieu et le département, les carnassiers ne se tiennent pas aux mêmes endroits. En rivière de 2e catégorie à courant modéré, les brochets et sandres affectionnent les zones de cassures, les confluences, les piles de pont ou les arbres noyés. Dans les lacs, ce sont les herbiers naissants, les plateaux peu profonds et les abords des anciennes berges qui concentrent souvent l’activité en sortie d’hiver. Pierre consacre parfois une journée entière, avant l’ouverture, à marcher le long des berges, lunettes polarisantes sur le nez, pour repérer les zones d’herbiers et les arrivées d’eau.

La météo joue un rôle crucial. Une eau en réchauffement progressif, un vent modéré venant de la bonne direction et une lumière douce favorisent la mise en activité des carnassiers. Un coup de froid brutal ou une crue soudaine peuvent au contraire les clouer au fond. Dans certains départements, les variations de débit sur les rivières régulées par des barrages influencent autant la pêche que la température. Suivre les prévisions de vent, de température de l’air et les tendances de niveaux d’eau devient rapidement une habitude pour qui veut optimiser ses chances le jour de l’ouverture.

Côté techniques, l’ouverture est souvent synonyme de pêche relativement lente et insistante. Les leurres souples de 10 à 15 cm montés sur tête plombée légère, animés en linéaire près du fond, demeurent une valeur sûre pour le sandre et le brochet. Les spinnerbaits et chatterbaits, capables de passer dans les herbiers sans trop d’accrocs, sont redoutables dans les baies peu profondes. En rivière, les poissons nageurs à bavette courte ou moyenne permettent de ratisser les postes de bordure, là où les brochets se tiennent souvent en embuscade.

La perche, présente dans de nombreux départements et sur une grande variété de milieux, répond bien aux petits leurres souples, micro-jigs ou cuillères légères. Sur les canaux, Pierre apprécie particulièrement les animations en dent de scie le long des quais ou des enrochements. Ces techniques s’apprennent et se perfectionnent avec le temps, et il peut être très utile de s’inspirer de guides orientés techniques de pêche en eau douce pour découvrir de nouvelles approches adaptées à chaque milieu.

Il ne faut pas négliger non plus l’aspect matériel et sécurité. La veille de l’ouverture, une routine de contrôle s’impose :

  • Vérifier l’état des cannes (anneaux, emmanchements, scions).
  • Remplacer les bas de ligne usés, surtout en fluoro ou acier pour le brochet.
  • Contrôler les freins de moulinet et le bon enroulement de la tresse.
  • Préparer une sélection de leurres cohérente avec les milieux prévus.

La sécurité, souvent mise de côté lorsqu’on pense à l’ouverture, mérite pourtant une place de choix. Gilet de flottaison en bateau ou en float-tube, chaussures adaptées pour éviter de glisser sur les berges, trousse de premiers secours simplifiée : autant d’éléments qui font la différence le jour où un hameçon mal retiré ou une chute imprévue survient. Sur les grands lacs, la météo peut changer rapidement et transformer une session prometteuse en situation délicate pour ceux qui n’ont pas anticipé.

Enfin, réussir son ouverture, c’est aussi respecter les autres usagers et l’environnement. Les berges des plans d’eau urbains, par exemple, voient affluer de nombreux pêcheurs dès l’aube. Un peu de bon sens dans la répartition des postes, le respect des distances entre lignes et une attitude courtoise contribuent à maintenir une ambiance agréable. Pierre, qui pêche souvent au même endroit chaque année, retrouve d’ailleurs régulièrement les mêmes visages. L’ouverture devient alors aussi un moment social, où l’on échange sur les évolutions de la réglementation locale et les projets de la fédération.

En combinant une préparation minutieuse par département, une lecture attentive des milieux et une stratégie de techniques adaptées, chaque ouverture de saison peut devenir plus qu’un simple rendez-vous ponctuel : un véritable temps fort de la vie de pêcheur, à la fois performant et responsable.

Faut-il une carte de pêche spécifique pour l’ouverture des carnassiers ?

Une carte de pêche en cours de validité suffit, qu’elle soit annuelle, hebdomadaire ou journalière. Il n’existe pas de carte spéciale pour l’ouverture des carnassiers, mais vous devez être couvert sur le département et les parcours où vous pêchez.

La date du 25 avril 2026 est-elle valable partout en France ?

Le 25 avril 2026 sert de repère national pour l’ouverture du brochet en 2e catégorie, mais certains départements peuvent avancer, retarder ou adapter cette date sur certains plans d’eau ou tronçons. Il faut donc toujours vérifier l’arrêté préfectoral de votre département.

Peut-on pêcher aux leurres pendant la fermeture du brochet ?

Dans beaucoup de départements, la pêche aux leurres est interdite ou fortement restreinte pendant la fermeture du brochet, afin d’éviter les captures accidentelles. Des exceptions existent pour certains types de montages, mais elles sont définies localement.

Quelle attitude adopter si je capture un brochet en période de fermeture ?

Le brochet doit être remis à l’eau immédiatement, avec le plus grand soin. Le garder, même par erreur, constitue une infraction. Utilisez une épuisette à mailles fines, gardez le poisson le moins longtemps possible hors de l’eau et manipulez-le avec des mains mouillées.

Comment connaître rapidement les règles de mon département ?

La consultation de l’arrêté préfectoral annuel de la pêche, disponible sur le site de la préfecture ou de la fédération départementale, reste la référence. Les livrets réglementaires fournis avec la carte de pêche et les cartes interactives en ligne sont également très utiles pour vérifier dates, tailles et quotas.

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